Coup de Griffe #2 : Gears of War

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Coup de Griffe #2 : Gears of War

Il n’est vraiment pas dans mon habitude de critiquer savamment un jeu vidéo, surtout quand celui-ci est une des pierres angulaires de la nouvelle génération des jeux exclusif de Microsoft. Sur la XBOX première du nom, nous avions comme fer de lance le cultissime duo Halo et Halo 2. Véritable renouveau du genre FPS, Halo a su électriser les foules et remporter un franc succès auprès des professionnels. Dans cette génération de console, Microsoft a du renouveler l’exploit avec une autre licence phare, histoire de ne pas servir la même soupe pour sa XBOX 360. Avec sa licence de course automobile, Forza Motorsport a su sur XBOX 360 consolider ses acquis et donner une dimension plus profonde au genre de simulation automobile, surclassant même depuis ses deux derniers épisodes la série des Gran Turismo. Mais c’est sans nul doute avec Gears Of War, que la XBOX 360 a pu dès 2006, imposer ses lettres de noblesses. Un soft dur, brute de décoffrage, coupé à la serpe, un blockbuster taillé pour écouler des consoles par cargo.

Ayant la XBOX 360 depuis moins d’un an, je rattrape mon retard peu à peu en jouant à toutes les exclusivités qu’offre la console de Microsoft. Après avoir touché à Uncharted, Killzone, LittleBigPlanet, Heavy Rain et consort sur Sony, ça me faisait du bien de nouer avec de nouvelles licences telles que Child of Eden, Forza, Alan Wake, jusqu’à Gears of War. J’ai donc décidé d’acquérir par une belle journée d’octobre les deux premiers volets de la saga Gears of War. Idéalisés depuis peut-être trop longtemps, je suis descendu très rapidement sur terre. Et ce que je croyais comme une alternative de la série Uncharted sur XBOX 360, en terme de qualité de réalisation, je constate que je me suis bien fourvoyé. Quelle déception.

De prime abord, le jeu est pour ainsi dire pas si beau, malgré quelques effets de lumières jolies. Un constat surement dur aux yeux de certains, pour un jeu qui affiche déjà bien dès années d’existence. En effet le jeu n’est pas tout jeune, il est sorti en 2006. Mais replaçons nous dans le contexte de l’époque. Des soft comme FarCry, Half Life 2 étaient à mon sens nettement mieux réalisés. Un constat d’autant plus troublant que le studio en charge de la réalisation du jeu est Epic Games. Équipe émérite créant eux-mêmes leurs propres moteurs graphiques (l’UnrealEngine qui à fait ses preuves) et créateurs de la cultisme série des Unreal Tournament, un soft s’apparentant à Quake 3 Arena où le but étant de fragger comme des brutes dans des arènes impressionnantes. Et c’est exactement cela que j’espérais retrouver dans les différents décors de Gears of War. Or, point de décors à couper le souffle, de bâtiments aux architectures complexes, aux forteresses macabres. Aucun génie. Seuls les bâtiments en fer néo-futuriste parsemant de tant à autres la ville sont, architecturalement, intéressants. Sachant que l’aventure a lieu dans le futur, je m’attendais à plus de féérie, de grandiloquence dans les édifices. Après, Gears of War, comme son nom l’indique se passe en temps de guerre et quoi de plus réaliste qu’une ville détruite, totalement en ruine ?

Trainassé dans les décombres d’une ville en ruine durant plus de la moitié du jeu, c’est un brin lassant. Alors quand en plus le gameplay l’est aussi, ça devient gênant. Le jeu n’est qu’une succession de corridors avec à leur droite et à leur gauche des barrières, des décombres évitant une autre progression possible. Heureusement que vers la fin du jeu et dans le premier acte les espaces sont plus ouverts, profitant ainsi au maximum de la possibilité de se couvrir.

Paradoxalement, le jeu offre de véritables innovations apportées au gameplay que l’on retrouve encore aujourd’hui dans bons nombres de jeux. Je pense particulièrement à la possibilité de se couvrir durant les combats, la possibilité de choisir un chemin particulier, la vision qui se grise lorsque l’on est touché (et donc l’attente à l’abri pour récupérer de la vie), la manière de recharger son arme plus ou moins rapidement selon un certain timing, le choix des armes … Par contre, si vous voulez la jouer à la bourrin en oubliant le système de couverture et autres, sachez que vous ne pourrez pas sauter au-dessus d’un obstacle purement et simplement. Pour franchir l’obstacle, il vous faudra vous couvrir devant, avant. Pas pratique quand vous souhaitez prendre vos ennemis de vitesse et jouer la carte de la surprise. Les mouvements du personnage sont finalement patauds et lourds.

Le souci, c’est véritablement le coté très répétitif du jeu qui m’a quelque peu déçu : même décor, même approche des ennemis, dialogues un peu lourds des bidasses. Après, je m’attendais bien entendu à voir de grosses brutes s’étriper les uns avec les autres, accompagnés de joyeux dialogues lourds, mais je dois avouer que cela apporte un certain charme et à vrai dire je ne m’en souciai guère. Mais tout comme Killzone 3, des bidasses, reste des bidasses. L’aventure est assez courte, comprenez entre 8 et 10 heures pour en voir le bout. Une bonne nouvelle, pour ainsi ne pas subir une aventure qui tendait à s’éterniser.

Le jeu dispose d’un scénario un peu prétexte à une aventure, qui tiendrait sur un ticket de bus, si je vous l’écrivais sur du papier. Mais voyez-vous, ce n’est pas un point qui me choque plus que cela. Globalement je suis assez surpris, encore après 6 ans, de voir un tel engouement pour ce jeu. J’en attendais peut-être trop du jeu que l’on me confiait être LA révélation de cette génération de console pour la XBOX 360 .Techniquement, Gears Of War s’en sort pas trop mal avec de bonnes idées ici et là. Réinventant le Third Person Shotter, Epic Games offre un bon blockbuster à la console de Microsoft, mais ne restera pas dans les annales dans mon petit cœur de gamer. 🙂

J’espère que Gears Of War 2, offrira une aventure plus profonde, plus aboutie, un peu comme l’a été Uncharted 2 par rapport à Uncharted premier du nom.

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