Des voitures autonomes : entre mythes et réalités

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Des voitures autonomes : entre mythes et réalités

Depuis le Cinquième Élément, en passant par Minority report, ou I Robot, les films de science-fiction nous ont déjà familiarisés au concept de la voiture autonome. De là à en faire une réalité, il n’y avait qu’un pas. Google, Tesla, Mercedes, ou Renault comptent parmi les développeurs actuels de cylindrées auto-pilotées. Mais la voiture autonome de demain le sera-t-elle vraiment ? À quel stade en est la recherche ? Voici quelques clés pour percer le mystère des véhicules du futur !

Autonomie ou auto-pilotage surveillé ?

Entre Saint-Valentin accidentée pour la Google Car et projet d’investissement pour Obama, les  voitures autonomes attirent tous les regards. De l’autre côté de l’Atlantique aussi, elles sont largement mises en avant dans les médias, tantôt encensées, tantôt critiquées quant à leur fameux niveau d’autonomie.

Dans le cas de la Google Car, on dénombre 341 interventions humaines durant les essais, dont 272 visant à corriger des erreurs du système de pilotage. De la même manière, on recense 13 cas dans lesquels une action humaine aurait empêché une collision entre la Google Car et un obstacle. Dans des situations pour lesquelles le prototype n’a pas été programmé, la reprise du volant par un conducteur s’avère ainsi indispensable. Comment cela se passe-t-il dans les faits ? En cas d’erreur d’appréciation du programme, le conducteur est alerté par un signal qui l’invite à reprendre la conduite “manuelle” .

Au final, le prototype du géant informatique n’est pas si autonome que cela. Toutefois, ce constat est à relativiser eu égard à ses quelques 3 millions de kilomètres parcourus sans incident à ce jour. Disons qu’à l’heure actuelle, on en reste au stade de la programmation partielle, non aboutie. Donc pour l’instant, exit l’autonomie !

Autonomes ou pas, à chacun sa voie…

Avant d’envisager des voies exclusives aux voitures dites “autonomes”, les sociétés américaines de gestion du trafic pensent à adapter les systèmes de régulation de la circulation et notamment des intersections. Dans ce cadre précis, des règles spécifiques s’appliqueraient aux voitures autonomes. De façon plus concrète et poussée, la possibilité de voies réservées aux véhicules autonomes est évoquée. En Californie, on parle ainsi de route à 6 voies au lieu de 4, avec des bandes accueillant uniquement les quatre-roues auto-pilotés.

Un constat : à l’amiable… Ou pas !

Accidents et rachats voiture occasion sont le lot des assureurs et de leurs clients. Et il y a peu de chance que cela change avec l’avènement de la voiture autonome, compte tenu de ses actuelles failles et limites de programmation. La solution donc ? Ce serait une adaptation de ce qu’on appelle, outre-Atlantique, les “crash reports” (l’équivalent des constats à l’amiable européens). Ainsi, chaque fois qu’un accident impliquerait une voiture autonome, son fabricant aurait l’obligation de fournir un compte-rendu détaillé. De même, le fabricant pourrait être tenu pour responsable, en cas de défaillance technique avérée.

Entre quatre-roues autonome, pilote-test et conducteur d’une “manuelle” : il n’est pas sûr que les trois fassent bon ménage et mènent au constat à l’amiable…

 

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