Retour Sur … Des fins bâclées

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Des Fins Baclees

Aujourd’hui je vous ai concocté une petite sélection des fins de jeux vidéo qui m’ont laissé perplexe de part leurs incohérences, leurs manques d’originalité, leurs dénouements expédiés et bouclés en trente secondes. Bien entendu beaucoup de jeux manquent à l’appel, mais à brûle pourpoint voilà les titres qui me reviennent en tête. Bien que les jeux cités ci-dessous sont de bons (voire d’excellents) titres et ne se ressemblent pas sur bien des aspects, il est fort surprenant de constater qu’un point les unis : leurs fins médiocres. Attention aux spoils !

La fin expéditive qui laisse dans le floue : Rage

Si vous avez vu le test de Rage, vous avez sûrement constater que la fin du jeu m’avait quelques peu chagrinée. Petit rappel des faits. Vous vous réveillez sur Terre dans une capsule de survie après un crash d’un astéroïde. Sur le territoire du Wasteland, des bandits, des mutants et un étrange gouvernement qui vous traque. Lors de la dernière mission vous devez faire front à ce gouvernement appelé Autorité en vous infiltrant dans leur citadelle. Une fois à l’intérieur vous devez paramétrer une grosse parabole qui détient comme information l’emplacement des autres capsules de survie enfouies dans le monde et envoyez ces données par signal à vos alliés. Une fois les capsules à la surface, la résistance aura des soldats sous la main pour faire la révolution en détruisant tous les bandits et soldats de l’Autorité.

Bien que tout cela semble sympathique, la réalité est toute autre. Alors qu’on peut imaginer une mission épique où l’on brave plein de dangers et où on se perd dans une citadelle infernale, il n’en est rien ! Pour arriver devant la citadelle, on évite deux-trois véhicules, on passe une petite porte et nous voilà au cœur de la base de l’Autorité. Facile. Et puis après on bataille une poignée de minutes contre quelques soldats, on avance tranquillement dans la base sans difficulté et enfin on se frite à une horde de mutants modifiés en guise de boss final. Sauf que … qui contrôle l’Autorité ? Il y a bien un chef, non ? Absent. Et la cinématique de fin avec la révolution tant attendue ? Rien, on espère juste que celle-ci a bien eu lieu. Fin bâclée.

Un boss gigantesque mais ridiculement trop simple : Gears Of War 2

Si le scénario tout au long de Gears Of War 2 ne casse pas quatre pattes à un canard, on aurait pu croire que la fin nous réserve un rebondissement de dernière minute, une grosse cinématique clinquante et un boss de fin d’anthologie. Votre dernière mission est d’ensevelir tous les locustes sous terre sous les décombres de la ville de Jacintho. Pour ce faire vous devez générer une énorme explosion afin que tout s’écroule dans les galeries souterraines et que l’eau s’engouffre dans les moindres brèches. C’est à dos de Brumack, sorte de gros monstre, que vous traversez le dernier niveau en pulvérisant purement et simplement les locustes sur votre passage. Phase super simple, moyennement épique qui débouche sur un boss tout bonnement nul.

Dans une des cavernes, on détruit avec notre Brumack trois piliers qui dévoileront la surface en s’effondrant. Ainsi nos acolytes pourront nous récupérer. Néanmoins la caverne est remplie d’émulsion, une substance qui sert d’énergie, et au contact de celle-ci le Brumack se transforme en un énorme monstre. Sauf que celui-ci est pitoyablement facile à battre. En effet, à bord d’un hélicoptère qui tournoie autour de celui-ci, on bourrine sans cesse. Sous nos tirs continus, la pauvre bête ne nous est aucunement offensif. Aucun challenge. Dur à croire pour un jeu dynamique à l’action survitaminée.

Autre jeu à faire les frais d’un boss gigantesque mais terriblement facile à dégommer : Dead Space. Une dizaine de tirs bien sentie et voilà le travail.

Une fin ou il faut détruire un objet : Résistance Fall Of Man

Résistance Fall Of Man possède une fin sommes toute spéciale et en décalage du reste du jeu. Si on croise au fur et à mesure du jeu de plus en plus de grosses bébêtes prêtes à en découdre avec nous, il est curieux de ne voir aucun gros boss final au dénouement de l’aventure. Une fois avoir infiltré la tour centrale en plein cœur de Londres, on monte progressivement les étages jusqu’à une salle où siège un grand générateur compartimenté en quatre parties qu’il faudra détruire un par un. Malgré une nuée de chimères (mutants typiques de la série Résistance que l’on croise à tout moment dans la série) qui nous gêne dans notre progression, on se désespère de pas faire fasse à un Chimère surpuissant, chef des chimères d’Angleterre. Détruire un objet, aussi gros et important soit-il … ça manque de classe. Dommage.

La fin type Série B : F.E.A.R

Une des pires fins à mon sens est bien celle de F.E.A.R. Prenez des grosses explosions, un hélicoptère qui vous sauve des décombres et une ouverture sur une suite. Ainsi vous avez le cocktails d’une fin classique, digne d’un film catastrophe sur TMC le dimanche après-midi. Mais le plus tordant dans tout ça, c’est peut-être la fin qui surgit de façon très abrupte et surtout le fait que vous surviviez à une immense explosion indemne.

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