Retour Sur … Les Pilotwings

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Pilotwings

C’est un secret pour personne, Nintendo est bien l’auteur d’un grand nombre de jeux et licences cultes. Depuis la fin des années 80 à nos jours, le géant japonais s’est illustré dans des genres bien différents. Gameplay solide, prise en main immédiate, technique maîtrisée; sont les atouts que l’on peut retrouver dans plusieurs des œuvres made ni Nintendo. Si tout le monde connaît les très attendus licences de la firme avec leurs stars interplanétaires que sont Mario, Link, Pikachu et Samus Aran, d’autres sont en revanche plus discrètes. Loin d’être aussi connu que F-Zero et StarFox, Pilotwings, avec ses trois épisodes au compteur, se révèle tout aussi sympa à parcourir. Retour donc sur cette série encore bien méconnue.

Simple, fun et addictif

Pilotwings se repose sur un concept simple, mais terriblement addictif pour ceux qui aimeraient s’y pencher de plus près. Vous contrôlez un personnage féru de hautes voltiges qui ne manquera pas de sauter dans le vide à bord d’un parachute, d’un deltaplane ou encore d’un petit avion pour enfin se poser au sol à la fin de la mission. Simple me direz vous ? Pas si sur. Car si l’on rajoute sur votre chemin des cibles à détruire, des anneaux à passer, des objets à récupérer et enfin un temps limité, la chose se complique ! Et pour couronner le tout, votre personnages ne doit bien sur heurter aucun obstacle et se poser au centre d’une cible lors de votre atterrissage.

Bien entendu le but étant d’avoir le meilleur score à chaque mission, en alliant précision, vitesse et agilité, tout en évitant d’accumuler les points négatifs en cas de chutes et de heurts.

Un principe enfantin donc, mais bien rodé car on se prend rapidement au jeu. Loin d’être une simulation de vol sérieuse, le concept est fun et on s’étonne de vouloir toujours faire mieux afin de pulvériser les précédents scores. Car oui, Pilotwings est clairement basé sur du scoring à travers des missions de haut vol faites par des casses-cou pour des têtes brûlées en mal de sensations fortes. Et si certain se féliciteront de finir les jeux en une seul traite, tant ils sont assez courts en ligne droite, ils perdront alors l’intérêt premier du soft à savoir dépasser toujours ses limites.

Du challenge simple d’accès

Sur certaines missions, avoir un score parfait tient du vrai challenge. Heureusement la prise en main est immédiate et rapidement assimilable. Les contrôles sont d’autant plus aisés, qu’ils sont peu nombreux. Vous montez, vous descendez, vous tirez et c’est à peu près tout.

On râle, on peste, on s’étonne d’être aussi mauvais dans un jeu qui apparaît si simple à première vue. Même si au début, on glane aisément les 100% de réussite, la tâche s’avère plus ardue vers les derniers stages. Enfin, le challenge vous le retrouverez dans les deux premiers épisodes de la série, car ne vous attendez pas à en voir sur le dernier épisode en date sortie sur 3DS (marketing de simplification des jeux quand tu nous tiens 😉 ).

Avion, deltaplane, hélicoptère, parachute, chaque moyen de voler est unique et possède sa propre jouabilité. Eh oui, vous ne contrôlez pas un avion comme un deltaplane cela va de soi. 😉

Nintendo et Pilotwings

Pilotwing

Pilotwings a commencé ses cabrioles en 1993 sur Super Nintendo. Sorti quelques temps après le lancement de la console au Japon, Pilotwings s’est révélé être à l’époque l’une des vitrines technologiques de la Super Nintendo en y incorporant le fameux Mode 7. Intronisé un an plus tôt par F-Zéro, ce mode permettait de créer un effet de profondeur par un jeu de rotations et de zooms sur des textures aplanies au sol. On a pu voir ce procédé sur Super Mario Kart et sur plusieurs cartes du monde comme dans Zelda À Link To The Past ou Actraiser. Graphiquement à la pointe, le jeu est une franche réussite. Un coup gagnant pour Nintendo qui propose avec Pilotwings un concept unique et dépaysant. Et puis la musique 8bits y’a que ça de vrai !

Pilotwings 64

Trois années s’écoulent et Pilotwings fait son grand retour sur Nintendo 64 pour le lancement de la console au Japon. Zelda, Mario, Z-Zero, Starfox, toutes les licences clées de Nintendo passèrent sur Nintendo 64 à la troisième dimensions, évidemment Pilotwings ne déroge pas a la règle. Intitulé Pilotwings 64 et développé cette fois-ci par Paradigm, cet opus est le plus difficile de la série. Pour accompagner une nouvelle fois la sortie d’une console, Pilotwings 64 met cette fois-ci un cran au dessus de son prédécesseur au niveau de la difficulté. Il faudra s’armer de beaucoup de patience pour faire les 12 épreuves. Exigeant, le titre se veut ni plus ni moins pour les hardcores gamers, les néophyte seront quant a eux dégouté par autant de challenge corsé. Enfin, le jeu est visuellement agréable et se veut aussi très varié dans ses environnements.

Pilotwings Resort

En sachant que Pilotwings a démontré l’intérêt du Mode 7 sur Super Nintendo et que Pilotwings 64 a remarquablement bien réussi son passage à l’ère du 3D, il n’a pas fallu une seule seconde à Nintendo pour dévoiler un nouvel épisode de la série dans le but de démontrer l’utilisation de la 3D sur sa dernière console portable. Quoi de mieux comme ambassadeur me direz-vous, qu’une licence qui a su au fil des épisodes jouer avec les techniques propres à chaque support ? C’est donc après plus de 15 ans d’absence, que Pilotwings refait surface sur Nintendo 3DS dans son premier épisode sur console portable.

Disponible lors du line-up de lancement de la console (une nouvelle fois), le jeu était à mon sens le titre à posséder afin de constater l’effet 3D, qui est bien fichu. On retrouve un effet de profondeur bluffant, comme l’a été le mode 7 sur Super Nintendo. Le jeu est chatoyant avec son level-design plus rond et l’utilisation de couleurs vives, il en apparaitrait presque un jeu destiné aux enfants. Arf, c’est le cas !

Nouvelle politique de Nintendo oblige, Pilotwings Resort met de côté le challenge des anciens épisodes afin de plaire à un public nouveau. Les fans de la première heure seront donc déçus que le jeu constitue davantage une promenade de santé qu’une suite de véritables défis à relever. C’est bien simple, le jeu se finit en quelques heures et je n’ai eu aucun mal à finir les différents stages avec 3 étoiles aux compteurs. Le jeu est bien loin de l’épisode sur Nintendo 64 où il fallait recommencer maintes et maintes fois afin de débloquer les stages suivants. Ici plus de têtes brulées capable de frôler des hauts building, vous incarnez un Mii (à l’instar de Wii Sport Resort finalement) et vous enchaînez les missions tranquillement sans grand danger. Ajoutons que l’effet de vitesse n’y est pas du tout, dommage cela aurait rajouté plus de difficulté au titre. Pilotwings Resort est un titre plaisant à parcourir et idéal pour se familiariser avec la 3D. Procurez-vous le quand même à un faible prix, histoire de garder de l’argent pour Kid Icarus, Mario Kart ou Luigi’s Mansion 2.

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