Sony Xperia Z, le test

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En cette année 2013, Sony a décidé d’attaquer frontalement ses adversaires. Sur le segment haut-de-gamme, le constructeur japonais a été le premier à sortir les armes puisque le Xperia Z avait été officialisé dès janvier lors du dernier CES  à Las Vegas (notre article). Avec ce smartphone, sont clairement visés ses concurrents du moment :  Galaxy S4 de Samsung, le One de HTC et l’Optimus G de LG.
Articulé autour d’un écran 5″ full HD, le Xperia Z s’appuie sur un processeur Quad-Core Qualcomm (1,5 Ghz) et 2 Go de mémoire vive, nous allons voir si le Z est à la hauteur des annonces de son fabricant et des attentes qu’il génère.

 

Caractéristiques :

Commençons par rappeler les caractéristiques techniques de ce smartphone :

Système d’exploitation (OS)Android
Version d’OS testée4.1.2
ProcesseurQualcomm S4 Pro – 1.5 GHz
Nombre de cœur4
GPUAdreno 320
Ecran5 pouces full HD
Définition1920 x 1080 pixels, 443 ppp
Appareil photo13 Mp / caméra frontale 2 Mp
Mémoire interne / carte SDHC16 Go (11 dispo) / oui
Autonomie8h50 (en vidéo)
Dimensions / Poids139 x 71 x 7.9 mm / 146 g
Wi-Fi / Bluetooth / 3G / 4G (LTE)oui / oui / oui / oui
Connectiquemicro SD, Jack 3.5 mm, mini-USB
Batterie2330 mhA (inamovible)
NFCoui

 

Boîte et contenu :

Nous sommes loin de la boîte sobre (et écolo) du Galaxy Note 8.0, mais pour autant Sony limite le contenu et leur emballage au strict nécessaire.

  • Xperia Z,
  • kit main libre intra-auriculaires et mousses de différentes tailles,
  • câble micro USB et chargeur rapide

 

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Ergonomie :

Sony livre ici un smartphone au design épuré, sans courbe ni plastique. Cerclé de métal et doté d’une coque en verre, le Xperia Z respire la solidité. En outre, le constructeur a souhaité que son smartphone respecte les normes IP55 et IP57, la première concernant la résistance à l’eau (il peut tenir 30mn immergé) et la seconde la résistance à la poussière. Les slots micro SD et SIM ainsi que le port micro USB et la prise casque sont protégés par des caches. Aucun risque de les perdre puisqu’ils sont fixés à la coque via un lien en plastique souple . Attention toutefois au support de la carte SIM. Si vous le retirez, ne vous trompez pas de sens pour le ranger… Il sera très compliqué de le ressortir.

Le bouton de mise sous tension est quant à lui situé sur la tranche droite, tout comme le bouton de volume. Un regret concernant le mode photo. En effet, si le bouton du volume permet de zoomer, le bouton de mise sous tension ne permet pas de déclencher la photo, appuyer dessus verrouillera le téléphone. Il est aussi dommage que ce bouton soit la seule protubérance véritablement visible sur toute la coque.

L’unique haut parleur est lui aussi situé sur la tranche droite, quasiment dans l’angle inférieur. Ce positionnement est discutable car lorsque smartphone est tenu à l’horizontal, l’index vient facilement se poser dessus et masque ainsi le son.

Enfin, verre oblige, le Z est très sensible à la poussière, vous la remarquerez très rapidement, tant sur la façade arrière que sur l’écran. En revanche, il résiste très bien aux rayures.

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L’écran :

Normalement full HD, l’écran est en réalité doté d’une résolution de 1794 x 1080, la faute aux touches sensitives qui empiètent sur la dalle. Dommage de ne pas avoir utiliser l’espace disponible sous l’écran tactile. Dommage d’autant plus que Google, dans les spécifications de Jelly Bean, laisse le choix aux constructeurs de remplacer ou non les boutons physiques.

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Bien que l’écran soit brillant, vous n’aurez aucun mal à regarder une vidéo en plein solei, la luminosité étant excellente. Verre oblige, les traces de doigts seront visibles mais pas dérangeante en cours d’utilisation.

Concernant les angles d’affichage, ceux-ci sont très ouverts et malgré les inévitables reflets, deux personnes côte à côte pourront regarder films ou images sans devoir récupérer le téléphone.

Pour terminer la revue de cette écran, sa résolution de 1794 x 1080 est agréable pour un usage surf et Multimédia, ou pour la visualisation d’images. En outre, avec une densité de 443 ppp, il surpasse de peu le Galaxy S4 (441 ppp). Le HTC One est mieux doté sur ce point là (468 ppp) mais il dispose d’un écran de « seulement » 4,7″.

 

Son :

Aucune mesure précise pour le son, seulement une appréciation personnelle. Via le haut-parleur le son restitué est correct à condition de ne pas pousser le volume à fond. Dans ce cas, le haut-parleur sature. 2 à 3 crans en moins et le son gagne en netteté. Pour ce qui est de la prise casque, le son restitué est bon mais volume à fond, vous risquez la surdité.

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Interface et Navigation :

Jelly Bean oblige, l’interface est claire et aérée. La surcouche appliquée par Sony reste légère et les améliorations apportées assez intéressantes : vous pouvez ainsi regrouper vos icônes du bureau ou de la liste des applications  par bloc de 4 (pas encore au niveau d’Apple qui permet d’en regroupe 9). C’est, sauf erreur, erreur la seule surcouche Android à le permettre (hors ROM custom s’entend). Par contre, pourquoi  n’autoriser que 16 icônes sur un écran aussi grand, aérer oui mais il y a de place pour en disposer une bonne vingtaine sans tasser.
En outre il est également possible de trier vos applications, selon le critère de votre choix (alphabétique,  personnalisé, plus utilisées ou récemment installées).

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En ce qui concerne l’utilisation au quotidien, la résolution full HD permet une navigation confortable. Que ce soit en mode portrait ou en mode paysage, aucun ralentissement n’a été constaté, quel que soit le nombre d’applications lancées ou le temps d’utilisation.

Par défaut, le seul navigateur présent est Chrome.

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Multimédia :

Aucune mauvaise surprise à attendre du côté de l’utilisation multimédia, le quad-core Qualcomm assure le service. Jeux vidéos, visionnage de photos, musique, tout tourne parfaitement sans que l’on soit à un moment ou à un autre frustré par les limites matérielles du smartphone.

Aucun lag en jeu, Real Racing 3 tourne parfaitement et les textures du jeu sont superbes.

A noter toutefois que la galerie est remplacé par un icône album. Concernant la lecture de fichier mkv, le seul lecteur m’ayant permis d’avoir une image fluide et surtout du son a été BSPlayer Free.

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Autonomie :

A noter que pour tous les smartphones, sous Android du moins, nous utiliserons désormais l’application Battery Benchmark pour mesurer l’autonomie.

C’est une bonne surprise qu’a réservé le test avec cet outil – qui reproduit un stress test quasi réel (Wi-fi, Bluetooth, web, multimédia, variation de la luminosité) – a indiqué une autonomie moyenne de près de 9 heures d’utilisation (8h58). En usage vraiment multimédia, « vidéo + surf », il faudra plus compter sur 7h d’autonomie.

Petit plus appréciable, le niveau de charge apparaît dans la barre Android.

Stockage :

Le stockage interne est LE point noir des derniers smartphones haut de gamme. Ainsi que nous le notions pour la Galaxy Note 8.0 (mémoire interne réelle de 10 Go), seuls 11 sont réellement utilisables sur les 16 annoncés par Sony. A force de nous fournir toujours plus d’applications, les constructeurs encombrent la mémoire. Il faut pourtant se rappeler que nombre d’applications ne peuvent être déplacées vers la carte micro SD.

 

Photo et vidéo :

Avec son capteur de 13Mpx, l’Xperia Z est au niveau de ses concurrents du jour. Reste que sur le rendu, si l’image est nette, elle est très compressée. Par exemple, vous pouvez prendre une fleur sans souci, le rendu sera très flatteur, mais pour autant ne comptez pas zoomer dans l’image obtenue. La compression est telle que vous observerez très (trop) vite une soupe de pixels.
En basse lumière, si la détection est immédiate, le rendu n’est vraiment  pas au rendez-vous, la photo réalisée étant très bruitée.
Au final, vous pourrez faire des photos agréables avec ce smartphone mais il est bon de se demander si la surenchère est bien nécessaire. L’an dernier, les smartphones haut de gamme étaient dotés de capteur 8Mpx au rendu similaire.

 

Conclusion :

Avec cet Xperia Z, Sony livre un produit à la finition exemplaire. Un design sobre et une coque très classieuse, une interface légère et bien pensée et une architecture matérielle qui permet d’espérer pouvoir le conserver quelque temps. Reste que ce téléphone avec sa coque en verre sera inévitablement à protéger sous peine de le casser. Enfin, le capteur photo n’est pas au niveau des promesses faites mais il ne saurait être le seul dans ce cas. Et quelle idée d’avoir placé le haut-parleur à cet endroit !!! Il y a enfin ce défaut mineur lié à la lecture de fichier mkv.

Au final, ce smartphone est un excellent produit pour qui sera prêt à débourser les 650 € demandés.

Points forts :

  • Autonomie
  • puissance embarquée
  • fluidité et design
  • interface sony
  • écran lumineux
  • résistant à l’eau

Points négatifs :

  • prix
  • défaut d’ergonomie (haut parleur)
  • capteur photo en retrait

 

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2 Commentaires sur "Sony Xperia Z, le test"

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valdor
Invité

Pour la coque oui, pour le film pas forcément. Mais une protection de plus, c’est tjs ça de pris 🙂

Le Geek
Invité

Merci du conseil, mon anniversaire approche et je vais négocier ça et merci encore de m’avoir donné l’idée de mettre un film et une coque.
Enjoy !

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