Test #01 – Kid Icarus : Uprising

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Kid Icarus Uprising

S’il y a bien un jeu qui m’a insufflé la véritable envie de posséder la Nintendo 3DS, c’est incontestablement Kid Icarus : Uprising. Alors certes la console connaît déjà quelques indispensables, des softs estampillés Nintendo dont la firme japonaise nous propose toujours à chaque lancement de console, mais c’est sur l’ange un poil naif que mon choix s’est fondé. Que serait une console Nintendo sans ses éternelles exclusivités me direz-vous ? Pas grand chose il est vrai. Alors oui Mario Kart est bien sympa, oui Super Mario 3DS est innovant dans certains aspects, mais le retour de la franchise Kid Icarus, m’attirait davantage, faisant de l’ombre aux sempiternelles aventures du plombier.

Un jeu agréable à parcourir

25 ans après les aventures de Kid Icarus sur NES, Pit, l’ange Céleste revient pour une nouvelle fois faire triompher la lumière et dissiper les ténèbres. Menée par l’affreuse Médusa, les Ténèbres s’abattent peu à peu sur la terre, apportant chaos et destruction. Un scénario convenu certes, mais habillement scénarisé avec la présence de personnages haut en couleurs.Le jeu est un shoot’em up se rapprochant d’un Sin un Punishement se partageant en trois phases distinctes.La première phase, la plus réussie, se situe dans les airs, dans la seconde Pit affronte des ennemis sur terre et enfin à la fin de chaque mission Pit est amené à affronter un boss. Ci-dessous le trailer lors de l’annonce de Kid Icarus Uprising à l’E3 de 2010.

L’aventure est rythmée, mais peut paraître assez répétitive au premier abord. Il vous faudra attendre le stage 8 pour que le scénario vous offre quelques rebondissements intéressants avec des situations inédites et de nouveaux ennemis à combattre. Vous vous trouverez rapidement en travers de la route d’Hades, de dame Nature et même de curieux extraterrestres, rien que ça !

L’histoire est un tantinet basique dans sa globalité, mais nous est conté à travers des cinématiques et des dialogues plaisant à lire et à regarder. Seulement les dialogues s’affichant en cours de jeu se révèlent malheureusement difficile à lire. Il s’avère alors compliqué de faire deux choses en même temps à savoir de lire les dialogues et d’esquiver les attaques des ennemis. Ce qui m’a le plus plu ce sont les allusions à d’autres franchises du jeu vidéo, dans les dialogues d’une part avec Dr Mario, Super Smash Bros de cités, mais aussi dans le gameplay avec des Metroid en ennemi et un boss à abattre dans un labyrinthe façon Bomberman. Un régal.

Ce qui m’a agréablement surpris, et ce dont je ne cherchais pas forcément en achetant ce jeu, c’est la touche d’humour omniprésente dans les dialogues entre les protagonistes, mais aussi le caractère léger et détaché de l’aventure. Quant à la musique elle est de bonne facture, tantôt endiablée, tantôt plus silencieuse, la bande son épouse à merveille les différents moments de l’action. J’ai apprécié le thème principal.

Une réalisation bluffante

Chaque console se doit d’avoir sa vitrine technologique, prônant ainsi un gameplay original ou des graphismes toujours plus poussés. La Xbox a eu Halo, la PS3 Killzone 2 et la 3DS à Kid Icarus Uprising. Le jeu prouve que la 3DS en a sous le capot. Au niveau de sa réalisation, on en prend plein les mirettes d’un bout à l’autre de l’aventure, les 26 stages sont très variés et on ne connait aucune lassitudes bien que le principe même du jeu soit identique dans chaque niveau. On ne tend jamais vers la monotonie du fait que l’histoire offre son lot de surprises et que les décors sont tous différents. Revenons sur le gameplay scindé en trois phases que constituent chaque stage.

La première phase et la plus réussie à mon gout, est la phase aérienne où Kid Icarus Uprising nous révèle toute la splendeur de ses paysages avec en prime des effets de vitesses réussis. Pit virevolte aisément et tache de se frayer un chemin à travers les hordes d’ennemis, eux aussi très éclectiques tout comme les environnements où ils évoluent. Les niveaux sont travaillés et offrent leurs lots de surprises à coup d’explosions, de rochers qui tombent. Mais ce qui donne un véritable rythme à l’aventure aérienne, c’est bien les envolées du personnage vers les cieux ou vers la terre à forte allure qui accentue cet effet de vitesse. On est loin d’un Wipeout, mais avec la 3D activée, l’effet est remarquable.

La deuxième phase se passe sur terre et c’est là que le bat blesse. Trop crispante, la jouabilité désagréable empêche la progression aisée dans les donjons pourtant eux aussi travaillés et intéressants à explorer. Le second stick analogique aurait pu remédier à ce problème, mais n’y pensez même pas ! Le stick analogique n’est pas compatible sur Kid Icarus : Uprising. Une erreur regrettable qui aurait pu, par un simple coup de baguette magique améliorer grandement le titre de Nintendo. Dommage.

Un mauvais point qui rebutera beaucoup, notamment les néophytes du genre. Il est vrai que de s’arrêter de jouer à cause de doigts anquilosés est quelque peu regrettable. Un point étonnamment étrange pour Nintendo, quand on sait que la firme excelle généralement dans ce domaine avec des contrôles instinctifs et simples.

La dernière phase qui clôture quasiment chaque stage est le combat contre un boss. Boss plus ou moins difficiles, mais qui ont le mérite d’être originaux dans leurs aspects. Dommage qu’on n’ait besoin que de bourriner pour les vaincre et non d’user de quelques autres stratégies que ce soit pour les battre.

La 3D est dans Kid Icarus Uprising un indispensable. Jouer sans la 3D activée ne serait pas un crime, mais enlèverait au soft un peu de sa superbe.

Un plaisir prolongé

Kid Icarus Uprising brille donc par des graphismes sensationnels pour la console de Nintendo avec un level design varié et inspiré. On pourrait s’attendre un un court plaisir intense avec 26 stages qui se terminent en 4 minutes chacun, or Nintendo nous offre un shoot’em up chiadé avec une durée de vie digne d’un jeu de console de salon. Preuve que sur console portable, il n’y a pas que les RPG qui ont le droit de dépasser la dizaine d’heures en ligne droite. J’ai fini Kid Icarus : Uprising en 14 heures, en mourant un bon nombres de fois, mais sans jouer les touristes. Et pour ceux qui ont peur de s’ennuyer une fois le jeu terminé, sachez que le jeu regorge de secrets.

La principale force du jeu réside aussi dans son contenu très exhaustif, le jeu est rempli de trouvailles à débusquer, de mission à effectuer, d’armes à collectionner et à modifier, de salles secrètes. Ça se voit que Kid Icarus Uprising est un projet de Masahiro Sakurai, créateur entre autre de la série des Smash Bros. On s’amuse à parfaire notre équipement, à cumuler des dons (sorte de pouvoir) utilisables durant l’aventure.

Autre point innovant, la faculté de ‘miser’ sur la difficulté avant chaque stage à l’aide de cœurs récoltés durant une partie. Ainsi plus on mise de coeurs sur une difficulté élevée, plus les monstres seront redoutables et nombreux et le butin durant et à la fin du stage plus conséquent. Je dois dire que je me suis arrêté à une difficulté de 4, ce qui est peu. Mais une difficulté accrue aurait repoussé ce test a Noël. Dépassé ce niveau de difficulté c’est la crise d’épilepsie qui me guette tant le rythme est frénétique. 🙂

Conclusion

À la question faut-il acheter Kid Icarius Uprising la réponse est oui. Cependant avant de vous ruer dessus, tâchez d’essayer le soft avant de l’acquérir. Si la jouabilité crispante ne vous rebute pas, vous découvrirez un soft d’une réelle profondeur, à la réalisation sublime. Les doigts anquilosés à partir d’une demi heure de jeu, vous ne décrocherez pourtant pas de sitôt Kid Icarus Uprising, qui pour ma part est l’un des indispensables de la console.

Sans révolutionner le genre, Kid Icarus Uprising sublime l’utilisation de la 3D en ne la relaiguant pas au second plan. Rares sont les titres tirant parti aussi bien de la 3D.

Ma Note est de 17/20.

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