Facebook active sa fonction de fact-checking en France

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Facebook active sa fonction de fact-checking en France

Vous ne l’aviez peut-être pas relevé mais il y a un mois, Facebook annonçait vouloir activer en France sa fonction “fact checking” (vérification de fait), un outil visant à réduire les fausses informations circulant sur les réseaux sociaux. Facebook étant l’un des principaux acteurs du marché, il se devait d’agir sur les rumeurs qui peuvent vite se propager. Depuis le 3 mars, son outil fact checking a officiellement été activé en France, 3ème pays après les Etats-Unis et l’Allemagne.

Comme l’indique le nom de l’outil de Facebook, l’objectif principal est de vérifier les faits ou plutôt d’indiquer quand l’information est fausse. Pour réaliser cela, la firme de Mark Zuckerberg ne sera pas la seule à agir : elle implique d’autres acteurs dont la très (très) grande communauté d’utilisateurs. Je vais expliquer tout cela en détail mais en gros les utilisateurs vont pouvoir signaler qu’une information semble erronée et des entreprises tierces, dont des médias reconnus, vont se charger de la vérifier.

Le rôle important des utilisateurs

Chaque utilisateur de Facebook va désormais pouvoir jouer un rôle dans la lutte contre les rumeurs ou fausses informations. Il suffira de cliquer dans le coin supérieur droit d’une publication, d’expliquer pourquoi être intervenu et enfin d’indiquer l’action à réaliser.

 

Des organismes professionnels pour vérifier

Signaler qu’une information est fausse ne signifie pas qu’elle disparaîtra de suite de Facebook. Un peu comme dans le domaine du journalisme, l’information doit être vérifiée avant d’être communiquée ou publiée.

Pour analyser les publications signalées par les utilisateurs, Facebook fait appel à des “pros” du sujet, des entreprises reconnus et ayant signé la charte élaborée le réseau international de fact-checking Poynter. Vous les connaissez toutes : l’AFP, BFMTV, L’Express, France Médias Monde, France Télévisions, Libération, Le Monde et 20 Minutes.

Un affichage différent pour les infos contestées

Dans le process prévu par Facebook, une information sera considérée comme contestée quand elle aura été signalée par la communauté d’un côté et qualifiée de fausse par deux des organismes citées ci-dessus de l’autre.

La publication s’affichera alors avec un picto spécifique et une mention indiquant que l’information est contestée. Pour que cette action ne reste pas vaine, la visibilité de ces publications au sein du fil d’actualité sera réduite.

Lutter contre les gains des auteurs

En résumant, à travers à cet outil, Facebook veut également limiter les gains obtenus par leurs auteurs. Les informations identifiées comme contestés ne pourront être transformées en publicité. Ils ne pourront se faire de l’argent avec par exemple en faisant pointer la publication vers un site à eux.

Je ne sais pas pour vous mais je trouve que c’est une très bonne initiative et Facebook semble avoir mis les moyens pour contrer ces fausses informations. En impliquant la communauté, le réseau social s’appuie sur ses milliards d’utilisateurs, quoi de mieux pour détecter et identifier ce qui semble être une fausse information.

D’après le communiqué de presse, cet outil de fact checking est actif depuis vendredi dernier mais pour le moment, quand je clique sur une publication, je n’ai pas accès à la proposition : il s’agit d’une fausse information. Cela s’arrête à “Il s’agit de contenu indésirable”. A priori, je vais devoir attendre un peu, que ce soit sur la version web ou la version mobile.

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