Rayman Jungle Run

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Assurément, le héros « frenchi » le plus célèbre du monde, Rayman revient dans des aventures colorées sur un support qui lui était pourtant jusqu’alors inconnu. Exit les épisodes sur consoles de salon et autres consoles portables, Rayman joue les trublions sur iPhone, iPad et Android.

Suite à l’immense succès critique de Rayman Origins qui a su mettre en avant les atouts d’un bon jeu de plate-forme à l’ancienne, Ubisoft récidive cette année avec un épisode, certes plus light, mais pas dénué d’intérêts. Un encas grandement appréciable avant la sortie prochaine de Raymans Legends prévu sur Wii U. Dans Rayman Jungle Run, l’éditeur a voulu conserver les grands poncifs qui ont fait leur preuves dans l’épisode précédent. C’est donc avec grand bonheur que nous retrouvons l’univers coloré et enchanteur, couplé à un gameplay au poil, saupoudré d’une bonne dose d’humour omniprésent. Et quel plaisir !

Pour dire vrai, avant Rayman Jungle Run, je doutais fortement des capacités de l’iPad à nous pondre des jeux dignes d’intérêts. Jouabilité limitée par le support, le tactile pas souvent le bienvenue, les doigts qui prennent un quart de l’écran, je n’étais pas très enthousiasmé.  Alors oui nous avons  Angry Bird et Cut the Rop qui valent le détour avec une approche sympathique et addictive, mais quid des autres jeux ? Si ces derniers m’ont paru répétitif, je n’ose pas évoquer Mirror’s Edge et Rage. Le premier très décevant, contrecarrant  la nature propre du jeu original et le second se trouvant n’être qu’un simple rail shooter sans saveur. Usurpé, c’est un peu la sensation que j’éprouvais quand je découvrais ces jeux. C’est donc avec une certaine crainte que je m’essaya à ce Rayman en piquant subtilement l’iPad de ma femme.

Cette mouture se scinde en quatre zones. La première Rayman ne dispose que d’un mouvement basique, le saut. La seconde, le petit bonhomme démembré peut planer dans les airs. Mais stop, je ne vous dévoile pas les deux autres mouvements du personnage, de peur de vous gâcher la surprise. Car ces « zones » sont déblocable petit à petit dans le jeu, il faut donc débloquer les niveaux de chaque zones un par un, jusqu’à avoir accès à une autres zones. Et ainsi de suite. La difficulté se voit progressivement évoluée tant les niveaux deviennent de plus en plus biscornues et les mouvements du héros multiples. Les niveaux, parlons-en ! Courts, s’enchainant à merveilles, les niveaux regorges de petites trouvailles disséminées ici et là rendant le soft fluide et sans temps morts.Le jeu surprend aussi par son ingéniosité et sa rapidité. Rayman enchaine les acrobaties et tout peut aller très vite. Loin d’être difficile, le jeu surprend par la direction prise par Rayman. Ici le personnage ne peut qu’avancer à vive allure, il est alors impossible de faire demi-tour, ou, ne serait-ce, stopper l’action. L’action est donc non-stop.

Fort d’une quarantaine de niveaux (soit 10 part zones), on appréciera débusquer les 100 Lums jaunes dispersés dans les niveaux, souvent par grappe de cinq ou coincés dans de grosses pièces. Si vous obtenez un score parfait, vous aurez le droit à une dent de la mort vous permettant de dénicher (au bout de cinq collectées) un dixième niveau pour chaque zone. Le fruit de l’effort en somme. Mais attention, on parcoure le jeu avec un tel plaisir que nous engloutissons rapidement les niveaux. Heureusement le jeu jouit d’une forte rejouabilité, idéale pour pulvériser nos scores.

Visuellement, le titre reprend l’aspect graphique de Rayman Origins : univers chatoyant et tableaux colorés. Les environnements prennent même le luxe d’être plus variés. On ne s’en plaindra pas. On retrouve également le bestiaire caractéristique de la série, moins présent, mais qui a le mérite d’exister. Finalement on mourra (en devenant une bulle) plus de fois en tombant dans un essaim d’épines ou au fond d’un précipice qu’en se battant contre un ennemi. Mais le charme opère toujours. Rayman Origins avait su créer la surprise lors de l’E3 2011 avec un jeu rafraichissant allant à l’encontre des gros blockbusters de la fin d’année. Rayman Jungle Run reprend finalement les codes de son ainé  en y incluant quelques nouveautés et surtout un gameplay aux petits oignons savamment pensé pour le tactile.

Pour vous offrir ce jeu d’adresse bien sympathique il vous faudra dépenser la modique somme de 3 euros. Soit, rien du tout.

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