Les Perles de la Wii

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La Wii fera dans quelques semaines partie intégrante du passé. Après plus de 5 ans d’existence, la Wii aura été un véritable phénomène, démocratisant le jeux-vidéo au delà des gamers de la première heure et en instaurant une nouvelle façon de jouer devenue presque un standard. Pour ne pas tirer un trait définitif sur 5 années difficiles pour certains, incroyables pour d’autres, je vous laisse déguster un petit récapitulatif des jeux qui ont fait la console de part leurs originalités et leurs qualités. La Wii U arrive d’ici la fin d’année dans nos rayons, mais en attendant donnons un dernier hommage à cette console étonnante et si contestée.

Metroid Prime 3 Corruption

Metroid Prime fut un réel coup de cœur à l’époque de la Gamecube. La saga a su se réinventer en y apportant la 3D d’une part et en proposant d’autre part un genre qui lui est propre : le First Person Adventure. Avec un troisième épisode, clôturant ainsi les épisodes des primes, Metroid Prime 3 : Corruption, Metroid a su être la référence du jeu mature sur Wii.

Metroid Prime reste pour moi un soft à l’ambiance très particulière tant l’atmosphère y est pesante. Le fait d’être seul face à des hordes d’ennemis m’a quelque peu chamboulé. Pas d’aide, aucun soutien, on erre seul dans l’espace, dans l’immensité. A l’instar des grandes plaines de Shadow Of The Colossus, on semble ridiculement petit, comme inexistant. Toujours au cœur du gameplay, l’exploration laisse aussi place à de grandes phases d’actions. Il faut avouer que la maniabilité à la wiimote, malgré une prise en mains difficile au début, se révèle très jouissive par la suite et contribue fortement à l’action du titre. Une avancée notable dans le lien qui uni le jeu et le joueur.

L’épisode Metroid : Other M, quoique très intelligent sur le papier avec ses phases combinant 2D et 3D, demeure sous exploité. Je me souviens des longues phases de courses dans des longs couloirs monotones, une action pas si frénétique que cela et une aventure un poil chiche en contenu.

Ajoutons qu’un coffret regroupant les trois Metroid Prime est sortie avec en prime (c’est le cas de la dire) un artbook retraçant l’évolution de la saga.

Donkey Kong Country Returns

New Super Mario Bros Wii a su proposer – au détriment du peu de nouveautés in-game – de jouer à quatre joueurs simultanément sur un même écran afin de multiplier le plaisir par quatre. La recette fut reconduite sur une autre grande licence de Nintendo avec Donkey Kong Country Returns et plus récemment par Ubisoft dans Rayman Origins.

Sous ses attraits mignons à l’atmosphère attachante, Donkey Kong Country Returns se révèle par moment retord. Le jeu édité par Retro Studios monte même d’un cran en terme de difficultés dès que l’on joue à deux simultanément. Fun et décalé, le jeu se révélait être le jeu de la Wii en 2010. Le jeu propose un level-design impeccable, avec une multitude d’idées disséminées de manière éparse dans les nombreux niveaux que compte le jeu.

Super Mario Galaxy

Le jeu qui m’a vraiment poussé à acheter la Wii. Revoir Mario au meilleur de sa forme, en réinventant une nouvelle fois la plate-forme tridimensionnelle via des mondes composés de petites zones sphériques. Bien que l’histoire reste un tantinet cucul, le véritable intérêt du soft est indéniablement le gameplay offert par cette direction artistique particulière. Le level-design au service du gameplay en quelque sorte.

Comme tout Mario, l’aventure est riche en contenu, on ne se lasse pas de visiter chacune des galaxies. Toutes différentes, toutes ayant un trait de caractère bien défini.

The Legend of Zelda : Skyward Sword

Loin d’être mon épisode favori des aventures de Link, The Legend Of Zelda : Skyward Sword aura eu le mérite de cristalliser les attentes des fans pendant près de 5 ans. Doté d’une direction artistique à mi-chemin entre le cell-shading et le réalisme, cet épisode prône l’impressionnisme. Mais pourquoi un tel choix ? Eh bien tout simplement car Miyamoto voue une grande admiration pour ce courant artistique. TLOZ : Skyward Sword est, je dirai, le jeu qui prouve à merveille, qu’il est possible de faire de bons jeux d’aventures aux contenus profonds avec une jouabilité exclusivement faite à la Wiimote.

Mais la sortie d’un Zelda constitue tout de même un évènement majeur pour une console Nintendo et plus largement pour l’industrie vidéoludique. L’aventure souffre de certains défauts (environnements peu variés, certaines zones bâclées, trop grande facilité), mais elle en demeure une aventure épique, longue et bourrée de clin d’œil aux anciens épisodes de la série. Et ça, ça n’a pas de prix …

Xenoblade Chronicles

Xenoblade Chronicles c’est un peu la quintessence de ce qu’a fait le RPG Japonais depuis 10 ans. Une sorte de résumé magnifiquement bien réalisé. Même si la réalisation n’est peu être pas exemplaire, on prend plaisir à se perdre dans l’immensité des paysages. Bluffé par un scénario qui tient la route, l’aventure ne délaisse pas la forme au détriment du fond. Au contraire, le jeu regorge de quêtes annexes, d’équipements, de classe.

Xenoblade Chronicles est un must et assurément un des seuls jeux valant le coup sur la console de Nintendo à la fin de sa vie

Muramasa : The Demon Blade

Muramasa : The Demon Blade figure sur la liste des jeux « Tiens, c’est pas bien ce truc ». Vous connaissez cette liste ? Non ? Mais si, ce genre de jeux qui vous fixe sur l’étal des rayons par sa belle jaquette durant des mois et que vous achetez sur un coup de tête en n’espérant pas grand chose du jeu. Muramasa, dernier grand titre du studio Vanillaware (Odin Sphère) nous plonge dans le nippon traditionnel à la recherche de sabres sacrés. Deux héros, deux aventures différentes vous sont proposées. Mais ce qui frappe le plus dans Muramasa, c’est la qualité de sa 2D, magnifique et sublimée de bout en bout.

Ce beat’em all nerveux, se révèle un véritable défouloir savamment dosé, pour ne pas tomber dans la caricature. La fluidité n’est autre que le joueur n’est en aucun cas jamais dépassé par les évènements, la lecture de l’écran reste clair, même lors des grosses batailles. Jugez un peu la beauté de ces décors via la vidéo ci-dessous.

Le bonheur que ma procuré Muramasa : The Demon Blade est tel qu’il figurera bientôt dans un épisode Retro, je vous le garanti. ^^

Okami

Il y a bien trop de chose qui se mélange dans ma tête lorsque je pense à l’aventure qu’est Okami. Trop de superlatifs pour décrire cette aventure si épique. Je vous renvoie donc avec joie à l’épisode Retro consacré à ce monument du jeu vidéo baigné de poésie.

Episode : Retro Gaming #02 Okami

Little King’s Story

Nintendo nous avait gratifié avec sa Gamecube d’une licence particulièrement originale avec Pikmin. Le joueur y incarnait Olimar, un petit être s’étant écrasé sur la planète Terre. Dans le premier épisode nous devions rechercher les morceaux de notre carlingue avec l’aide de drôles de créatures : les Pikmins. Dans le second épisode Olimar se devait de rechercher des trésors inestimables sur la belle planète bleue. Mignon et facilement accessible, le jeu de gestion a su me convaincre.

Bien que les mécaniques de Little King’s Story sont similaires à Pikmin, le soft le dépasse en tout point. L’aventure s’avère nettement plus complexe. Ici point de planète Terre, mais un royaume à défendre. Vous contrôler Corobo un jeune garçon promu roi d’un royaume en perdition. Vous devez étendre votre territoire, reconstituer votre armée, bouter vos ennemis hors de vos frontières. Coloré et chatoyant, baigné de bandes sons issues de grands classiques revisités, Little King’s Story charme de bout en bout.

Comme dans Pikmin, on est à même à explorer des endroits truffés d’ennemis afin de débusquer de grands trésors utiles à la construction de bâtiments et de villageois. Villageois qui ont des classes différentes et complémentaires : fermier, charpentier, soldat, mineur, marchand, et même cuisiner. Plus on découvre des zones, plus on avance dans l’histoire (en tuant des rois concurrents et en délivrant des princesses) et plus on gagne des fonctions supplémentaires.

Plus complet que Pikmin et facile d’accès, Little King’s Story édité par Cing et Tower Factory est assurément l’une des petites pépites insoupçonnée de la Wii. On prend plaisir à voir, peu à peu, la construction de son royaume.

Super Smash Bros Brawl

Dans les jeux de combats nous avons trois genres qui se distinguent. Le premier, typé arcade, rassemble les cadors du genre avec Tekken, Soul Calibur et Street Fighter. Le second groupe joue d’avantage sur le réalisme comme Fight Night Champion. Et enfin nous avons Super Smash Bros Brawl. C’est devenu une habitude, Nintendo nous gratifie toujours d’un épisode à chaque nouvelle console. Tout comme Mario Kart, se jeu se veut fédérateur de fun et de convivialité entre amis ou en famille. Et le jeu rempli agréablement cette fonction. Moins aisément maniable qu’un Mario Kart, le jeu s’avère plus technique. Mais attention, rien d’insurmontable non plus, tant que vous connaissez les coups de chaque personnages et les nombreux items du jeu.

Assurément, le jeu multijoueurs valant le plus le coup sur Wii. Super Smash Bros Brawl avec son aspect enfantin, vous fera longtemps de l’œil pour une petite partie. Agréable sensation que de lâcher un court instant Uncharted 3 ou Gear Of War 3 et se plonger ne serait-ce que brièvement dans une partie endiablée à deux contre deux. Le seul bémol réside dans l’aventure solo un peu anecdotique, mais pas dérangeante. Car finalement l’essence même du titre n’est-elle pas son mode multijoueur ?

Et vous ?

Autres titres qui valent le coup d’œil

– The Legend Of Zelda : Twilight Princess
– Super Mario Galaxy 2
– Sin and Punishment: Successor of the Skies
– Mario Kart
– Dead Space Extraction
– Metroid : Other M
– New Super Mario Bros Wii

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